confraria do vinho francês
J’avoue ma stupeur quand j’ai découvert ce petit article dans « Le Parisien » du 28 avril. On peut lire sous la plume du journaliste « Si la France du rouge et du blanc broie du noir, c’est qu’elle a perdu la bataille du marketing. Elle paie l’atomisation, de son territoire, morcelé en 140 000 entités incapables de rivaliser commercialement avec les géants internationaux. » Qu’un journaliste d’un grand quotidien généraliste se risque à un diagnostic aussi unilatéral peut se comprendre…On peut en effet s’arrêter au constat que l’immense diversité des produits français (on estime à environ 50 000 vins différents par an) est un handicap commercial…On peut aussi essayer de trouver des solutions pour montrer l’intérêt d’une telle diversité, de vins de caractères et de terroirs…Plutôt que de nous lamenter cherchons à convaincre, à éduquer, à faire percevoir cette finesse…Sinon dans 10 ou 15 ans cette « biodiversité » du vin français sera un souvenir et nous aurons perdu de manière irremplaçable une partie de notre patrimoine…
Mais ce qui m’a choqué dans cet article c’est qu’il
continue ainsi : « en Australie, 80 % de la production est assurée par 4 grandes firmes très puissantes. Qui peut citer le numéro 1 du vin en France ? » interroge Denis Saverot rédacteur en chef
de la Revue du vin de France. Et comme si ça ne suffisait pas il poursuit « Ce qu’il faudrait c’est un Danone du Vin, un poids lourd capable de regrouper la production pour écouler à l’étranger
de gros volumes de qualité constante. » Alors permettez-moi de vous dire monsieur que si vous avez abdiqué, renoncé à promouvoir la richesse du vin français à l’étranger parce que ce serait trop
compliqué, ou qu’ils (les étrangers) ne seraient pas capables de comprendre ce que cette richesse, cette diversité porte, aussi l’image de ce qu’est notre pays…moi pas….
Ce combat sera dur, il y aura des « Danone du vin » et pourquoi pas, le consommateur jugera, mais votre positionnement, celui d’une institution comme la votre ne peut pas être celui de la standardisation, de l’industrialisation du vin français….La défense de notre richesse n’est pas un combat d’arrière garde, c’est elle qui porte l’avenir et c'est pourtant une partie de cette diversité que vous portez parfois comme c'est le cas dans votre salon dont je rendrais compte….à votre disposition pour en parler…